Guide complet
Trouver plus de clients en massage : les 5 clés.
Un business de massage ne devrait jamais dépendre de la chance.
Par David Jullien · Mis à jour le 25 juillet 2026
Réponse directe : pour trouver des clients en massage, cinq clés dans cet ordre : (1) travailler son image et sa communication en se spécialisant - c’est le cœur, (2) arrêter les erreurs coûteuses (réseaux sociaux subis, éparpillement, site internet mal pensé), (3) remplacer le site-labyrinthe par une page de vente, (4) savoir repérer les fausses solutions, (5) assembler spécialisation + page de vente + publicité Google. Sans la première clé, aucune des suivantes ne fonctionne.
Pourquoi j’ai cherché cette formule
Pendant le Covid, mon activité tournait très bien - et je suis passé de 5 000 € à 500 € de chiffre d’affaires. J’ai pris une grosse claque, sans savoir combien de temps ça allait durer.
Alors j’ai commencé à apprendre. Instagram d’abord, comme tout le monde, alors que je n’y connaissais rien : un livre, une petite formation, des posts. Une galère - je mettais une heure pour faire une vidéo de trente secondes. Puis une vraie formation vidéo, puis la communication, puis encore Instagram. Interminable. Au bout de deux ans et demi, je n’en pouvais plus : j’ai pété un câble et je suis parti six mois en Asie. C’est là que j’ai rencontré quelqu’un qui m’a donné la pièce manquante du puzzle.
Je suis rentré, j’ai relancé mon activité, et ça a cartonné. Au bout de trois mois j’étais littéralement débordé : je refusais du monde tous les jours, je donnais des clients à des amis. Et surtout, je n’avais plus que des clients qui m’intéressaient vraiment. J’ai cadré, j’ai monté mes prix. J’ai fini par ne travailler que trois jours par semaine.
Voilà les cinq clés.
Clé 1 - Ton image et ta communication
C’est le cœur de tout, et c’est là que presque personne ne commence.
Beaucoup croient qu’il faut un site internet, être sur Instagram, ou faire de la publicité. Ce ne sont que des outils qui te montrent aux gens. Si tu n’es pas intéressant, ou si tu n’es pas montré aux bonnes personnes, ça ne sert à rien.
C’est comme faire de l’autostop du mauvais côté de la route. Oui, des gens vont s’arrêter - mais ils ne vont pas faire demi-tour pour t’emmener dans ta direction.
Aujourd’hui, il y a tellement d’informations partout que notre cerveau ne peut plus encaisser. Il faut être sélectif - et être sélectif est impossible quand tout se ressemble. En revanche, ce qui sort du lot et qui s’adresse à moi capte immédiatement mon attention.
Prends un exemple hors massage : j’ai mal au dos et je cherche un matelas. Si l’un met l’accent sur le fait qu’il est spécialisé pour les problèmes de dos, c’est lui qui m’interpelle. C’est exactement le mécanisme de la spécialisation : c’est difficile à faire, et c’est la seule chose à faire.
Ensuite, ton image doit suivre ta spécialité, avec cohérence et harmonie. Tu ne peux pas te dire spécialiste du dos et montrer des enfants dans ta communication. Concrètement :
- Ton Instagram, même si tu ne l’utilises pas, doit être propre : photo nette, description claire, uniformité. Une vitrine.
- Ta fiche Google pareil. Si les photos sont dégueulasses et qu’il n’y a pas d’avis, personne n’ira. Tu peux payer autant de publicité que tu veux, ça ne servira à rien.
Clé 2 - Les erreurs qui coûtent le plus cher
Erreur 1 : subir les réseaux sociaux. Si faire des posts te plaît vraiment, vas-y. Sinon : fais-toi une vitrine propre sur Instagram, et oublie Instagram. Publier là-dedans est un savoir-faire à plein temps - ça s’appelle community manager, ou influenceur. Si tu n’es ni l’un ni l’autre, ne gaspille pas ta vie dessus. Souviens-toi de ce que la plateforme cherche : des gens comme toi qui paient un peu de publicité et qui alimentent le mouvement.
Erreur 2 : s’éparpiller. Tu es seul, tu as un métier à exercer. Tu ne peux pas tenir Instagram, fabriquer un site, apprendre à faire des visuels et te former en continu - parce qu’il y aura toujours un nouveau truc à faire. Sinon ça te prend trois ans, comme moi. Peux-tu tenir trois ans, côté motivation et côté argent ? Probablement pas. Alors choisis un seul média, et fais le strict minimum ailleurs.
Erreur 3 : le site internet fait sans savoir pourquoi. Un site n’est pas une mauvaise idée - c’est une décision qui doit se prendre en connaissance de cause. Il y a dix ans, avoir un site suffisait à être crédible. Ce temps est fini. Tu vas t’intéresser un peu au référencement naturel, découvrir que c’est un métier, et que ce que tu appliques ne marche pas - parce qu’il y a des choses essentielles qu’on ne devine pas. Un exemple : ton site reçoit une note de qualité côté Google, qui dépend de plusieurs critères techniques. Avec une mauvaise note, tu ne passeras jamais devant, quoi que tu écrives.
(Ma chance a été de faire une formation de webmaster il y a dix ans, quand l’agence qui m’avait fait mon site a fermé au bout de deux ans. J’ai appris à être autonome - et j’ai compris ce qui se joue vraiment.)
Clé 3 - La page de vente, pas le site-labyrinthe
Un site internet classique, c’est un labyrinthe : une page d’accueil, « à propos », « services », des clics dans tous les sens. Le visiteur n’est pas guidé, et rien n’est mis en avant. On y parle un peu de ton activité, de ton nom - sans jamais porter une communication spécialisée, parce que ce n’est structurellement pas possible.
Or les gens sont submergés. Ils ont besoin que ce soit facile, d’être guidés, presque pris en charge, et que tout soit très clair et très rapide à comprendre. Sur une page, on scanne, on va vite, on ne lit pas tout.
Une page de vente, c’est une page unique dédiée à ton offre, avec deux caractéristiques :
- Aucune navigation - le visiteur ne peut pas se perdre, donc il est bien plus enclin à te contacter.
- Une structure pensée et étudiée - qui rend la communication beaucoup plus personnelle.
Parce que sur un site classique, aujourd’hui, on voit la même chose partout. Alors pourquoi choisirait-on l’un plutôt que l’autre ?
→ Voir aussi : fiche Google ou site internet, lequel compte le plus ?
Clé 4 - Repérer les fausses solutions
Je ne parle pas forcément d’escrocs. Beaucoup d’agences ont un produit à vendre, et ne peuvent pas te dire la vérité : leur système est déjà en place, il faut qu’il rentre dans leur grille.
Le référencement naturel à 150 € par mois n’existe pas. Quand tu sais ce que représente le vrai travail, c’est impossible. Et surtout : ces prestataires ne connaissent pas ton métier, donc ils ne peuvent pas en parler comme toi. Or aujourd’hui, y compris pour Google, il faut parler aux gens de choses authentiques. L’époque où l’on recyclait des informations trouvées en ligne est terminée.
Ce qui garde de la valeur, en revanche : les plateformes qui te font bénéficier de leur propre visibilité, comme Médoucine côté bien-être ou Planity côté beauté. C’est un annuaire avec des outils de réservation. Ce n’est pas extraordinaire, mais si tu n’as pas de savoir-faire digital, ça vaut le coup.
Et pour les formations en ligne, quatre signaux d’alarme :
- Les promesses délirantes. Quand on te promet 15 000 € par mois comme thérapeute : au-delà de 20 clients par semaine, tu vas au burn-out. Dépasser 7 000 € en solo est déjà improbable.
- Les accompagnements à 2 000 ou 3 000 €. J’ai vu des gens payer 7 000 € une formation qui leur demandait ensuite de vendre des séances à 500 ou 1 000 € - ça n’existe pas, sauf contextes très particuliers. Et la vraie question est : tu es qui, toi, pour vendre ça ? L’éthique compte.
- Le déluge d’e-mails. Recevoir des messages tous les jours, c’est du spam - même si tu as laissé ton adresse volontairement. Surtout quand ils sont alarmants (« tu en as marre de souffrir ? »). C’est un signal net.
- L’absence de garantie. Une formation sérieuse offre satisfait ou remboursé : 14 jours en France, souvent 30 jours aux États-Unis. Pas de garantie, méfiance.
Clé 5 - La seule stratégie qui donne des clients rapidement
Rapidement, c’est-à-dire en quelques mois - pas dans deux ans. Elle consiste à assembler :
Spécialisation + page de vente + publicité payante pour montrer cette page.
Chaque brique doit être solide : sans la clé 1, la page de vente ne convainc personne ; sans les règles de la page de vente, la publicité brûle du budget.
Google plutôt que les réseaux sociaux. Sur Google, les gens te cherchent : ils tapent ce dont ils ont besoin, ils sont déjà intéressés. Sur les réseaux, personne ne te cherche, tout le monde est saturé de publicités, et les gens ne sont pas venus pour ça.
Et un budget se pilote. « J’ai mis 1 € par jour pendant une semaine » : ça ne sert à rien. « J’ai mis 45 € et j’ai arrêté au bout de quatre jours parce que je n’avais pas de résultat » : ça ne sert à rien non plus.
Les délais réalistes, tels que je les observe : environ un mois pour poser l’image et la page de vente ; puis la campagne démarre - le premier mois donne quelques entrées mais on ne compte pas dessus ; au deuxième mois ça monte ; au troisième ça tourne vraiment, parce que c’est le temps qu’il faut aux algorithmes pour comprendre à qui montrer ton annonce. En clair : des premiers revenus vers deux mois, un vrai rythme vers quatre mois.
La seule exception, et il faut la dire honnêtement : un village de 50 habitants entouré de villages de 50 habitants. Si personne ne cherche ce que tu fais, aucune stratégie ne fonctionnera. La viabilité est donc la première chose à vérifier - avant de dépenser un centime.
Faire seul, ou se faire accompagner
Tu peux tout apprendre en ligne : l’information existe. Mais il y en a énormément, il faut trouver la personne qui te parle, et sur quinze minutes de vidéo, il n’y a souvent que trois minutes qui t’intéressent. Plus tu avances, moins tu trouves de réponses à tes questions précises. Et sans accompagnement, tu feras des erreurs - c’est normal, c’est comme ça qu’on apprend - mais elles te coûteront du temps et de l’argent.
J’en sais quelque chose : c’est le chemin que j’ai fait. C’est exactement pour ça qu’existe l’offre DBM : je mets en place le système pour toi, et tu masses.
Qui est derrière cette méthode ?
David Jullien, masseur professionnel pendant 15 ans devenu marketeur spécialiste du développement business massage. Il y a douze ans, j’ai dormi dans ma voiture pendant quelques mois pour tenir le coup, parce que je ne pouvais plus payer l’essence - je travaillais en institut, je prenais ma douche là-bas le matin. Il y a eu des hauts, des bas, l’effondrement du Covid, puis la remontée. L’entrepreneuriat n’est pas de tout repos, mais quand ça fonctionne, ça vaut vraiment le coup. Mon histoire complète.